Jeudi 4 septembre 2008 4 04 /09 /Sep /2008 05:35

Deux amis venant de France m’ont fait le plaisir de passer quelques jours chez moi dans la banlieue de Philadelphie. Une fois leur visite des environs terminée, nous nous sommes retrouvés à Washington DC.

Nous avons profité du temps magnifique pour nous promener sur le Mall. Cet immense parc en plein cœur de la capitale est bordé des principaux bâtiments gouvernementaux. L’évènement qui m’a le plus marqué a été cette manifestation en face du Capitole.

Nous étions en train de nous promener sur le Mall quand nous avons commencé à entendre le bruit de quelqu’un parlant derrière un micro. Curieux, nous nous sommes approchés pour voir de quoi il s’agissait. C’est la pancarte posée à terre devant des femmes qui se tenaient la main en rond qui m’a fait comprendre : « Nous avons avorté et nous regrettons ».

En plein cœur de Washington se tenait une manifestation anti-avortement. Rien de plus normal dans le pays de la démocratie et de la liberté me direz-vous. Ce qui m’a cependant effrayé, c’est le nombre de participants. Je n’ai aucun chiffre précis mais comme vous le voyez sur les photos, beaucoup de monde était présent, sans distinction d’âge ou de sexe. Et ce qui est encore plus effrayant à mon avis, ce sont les discours tenus à cette foule. Un pasteur et un prêtre alternaient pour décrier le droit à l’avortement en utilisant les arguments habituels et archaïques sur le droit à la vie et l’infanticide. Tout cela dilué dans des sermons religieux et des versets de leurs livres sacrés.

 

 

La foule en face était comme hypnotisée et buvait les paroles que lâchait le pasteur en se balançant d’avant en arrière comme un autiste ou un fou en transe. A chacune de ses intonations de voix, les gens accoutrés de vêtements soutenant leur cause ou vantant les mérites de leur dieu levaient les bras en chantant ou en récitant des prières.

 

 

 

La transe d’une telle masse en ce lieu symbolique dans ce pays défendant des valeurs de liberté pour une cause aussi grave et soutenue par des religieux m’a vraiment fait froid dans le dos…

 

Mis à part cette manifestation, nous nous sommes promenés sur le Mall et dans quelques musées. Les photos sont dans le dossier Washington.

La visite de la serre aux papillons du Muséum d’Histoires Naturelles m’a permis de faire quelques beaux clichés qui sont regroupés dans le dossier Papillons (quelle inventivité dans les titres, vous en conviendrez).

Par Binou
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Lundi 25 août 2008 1 25 /08 /Août /2008 05:35

Par un bel après-midi ensoleillé, nous prenons la route plein nord, direction les chutes du Niagara. Près de 6h30 de route nous séparent de ce lieu où les nord-américains ont l’habitude de passer leur lune de miel.

Le défi de ce vendredi est d’arriver avant minuit aux chutes afin de pouvoir profiter des éclairages de nuit qui lui donnent un aspect magique. Une fois l’enregistrement à l’hôtel effectué, il nous faut passer la douane pour aller du côté canadien car, nous a-t-on dit, la vue y est plus belle.

 

 


On ne nous avait pas menti, le spectacle est magnifique. Toutes les dix minutes environ, la couleur des chutes change, nous les voyons tour à tour rouges, bleues et blanches. Le spectacle de nuit laisse de la place à l’imagination, les chutes sont juste devant nous  mais on imagine l’immensité de l’eau qui avance au fond dans le noir de la nuit.

Après être rentrés du côté américain pour dormir, nous revenons au même endroit pour admirer le spectacle de jour. Le nombre de touristes est vraiment impressionnant. Tout est fait pour eux, des restaurants, boutiques de souvenirs, etc. sont présents partout. Les gens se promènent généralement par paire, l’air très amoureux. Ce lieu doit leur paraître romantique…

 

 


Comme tout bon touriste, nous allons faire le tour en bateau qui nous amène au cœur des chutes. Nous enfilons le petit sac plastique bleu pour nous protéger de l’eau et nous voilà parti dans l’antre de la bête. Le bateau avance avec une allure qui diminue d’autant plus que nous nous approchons. Au plus près, il arrête de s’avancer mais le moteur tourne à plein régime. C’est tout simplement impressionnant d’être au cœur d’un tel déchainement aquatique.

 

 

 

A la sortie, nous découvrons un petit sentier à côté des toilettes. Personne ne semble aller par là mais nous arrivons au pied du fleuve avec une vue magnifique. Nous sommes parfaitement seuls pour profiter du spectacle.

 

 

 

Au milieu de l’après-midi, nous remontons dans la voiture et faisons les 130 km qui nous séparent de Toronto. Malheureusement le temps n’est pas avec nous, des orages nous accompagnent tout au long du chemin. Toronto est aussi sous la pluie et nous sommes contraints de nous y promener sous un parapluie.

L’emblème de la ville est la CN Tower. Cet édifice de 553 mètres de haut a été le plus haut édifice du monde lors de sa construction et il contient, à un peu plus de la moitié de sa hauteur, un restaurant tournant. Etant riches et désabusés, nous y avons réservé un table et dégusté le menu le plus cher. La note était bien sûr indécente mais le spectacle de la ville illuminée qui défile alors que vous vous délectez d’un repas délicieux en valait presque le coût. Comble du luxe, le réceptionniste s’étant aperçu que nous étions français, nous avons eu un serveur francophone.

 


 

Après un tel restaurant, il fallait bien sûr un hôtel à la hauteur. Le notre avec ses quatre étoiles et demie, a comblé nos attentes.

Le lendemain, nous avons visité les bords du lac Ontario pour prendre quelques photos du centre ville puis nous sommes rentrés vers King of Prussia, loin du faste de ce week-end luxueux…

 

Par Binou
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Jeudi 21 août 2008 4 21 /08 /Août /2008 22:58

Le  rêve américain contient le droit pour tous à pouvoir se défendre, comprenez par là, avoir accès aux armes à feu. Pour ceux qui ne sont pas effrayés au simple mot « pistolet », il serait bête de ne pas faire l’expérience unique d’un stand de tir perdu au fin fond de la banlieue de Philadelphie.

Un soir après une dure journée de labeur, nous partons donc à quatre vers le stand le plus proche. Dès que nous rentrons, les pistolets sont étalés dans une grande vitrine en dessous de la caisse tandis que les fusils d’assaut sont rangés à l’écart contre le mur.

Le choix est impressionnant. Etant partis avec des néophytes en la matière, le gérant leur conseille des armes classiques un calibre .22 pour la demoiselle et des calibres 9 mm pour les hommes. En cinq minutes, il explique comment mettre et enlever le chargeur et où insérer les balles. Aucun conseil sur la sécurité ou la dangerosité de ces armes chargées. Pour moi qui lui avais dit que j’avais déjà tiré, il me donne mon Glock comme on donne une baguette de pain à un client.

 


Moi, mon Glock, ma cible

 

Vient ensuite le moment de remplir le chargeur et de tirer sur la cible. L’odeur de la poudre donne à ce lieu une saveur particulière. J’ai tiré une centaine de balle au cours de la séance. On s’amuse alors à changer de cible en prenant celle avec un otage ou encore celle avec le méchant et sa moustache façon Brigades Rouges.

A la fin du dernier chargeur, il faut prendre le ballet et ramasser les douilles qui jonchent le sol. On admire nos cibles, fait quelques photos souvenirs et nous repartons en disant au revoir au gérant qui a toujours son pistolet chargé et armé à la taille.

 

Par Binou
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Jeudi 21 août 2008 4 21 /08 /Août /2008 05:33

Mettant à l’écart toute considération écologique, vu le prix ascendant de l’essence, le temps pour faire des road trips touche à sa fin. Partant de là, deux potes un peu fous regardent une carte des Etats-Unis et se demandent jusqu’où ils pourraient bien aller en un week-end. Leurs doigts se baladent de ville en ville et finissent par s’arrêter sur la ville du King, Memphis. Des calculs savants leurs permettent de voir qu’un détour par le nord en s’arrêtant à Saint Louis, leur permettrait de visiter la fameuse arche en ne rajoutant que quatre heures de voiture au total.

L’itinéraire est donc posé : on partira de King of Prussia (là où nous habitons en fait), direction plein est à la sortie du boulot pour dormir à Indianapolis ; le lendemain on continuera la route 70 jusqu’à Saint Louis pour y manger et visiter l’arche ; en fin d’après-midi, cap plein sud pour suivre le Mississipi jusqu’à Memphis où on passera la soirée de samedi ; le dimanche matin on visitera Graceland, la maison du King, puis retour sur la route vers Nashville, la capitale de la Country Music pour trainer dans quelques bars avant le grand retour vers King of Prussia pour être au boulot à 9h00.

Vu comme ça le programme semble presque censé et réaliste car les distances et les heures de conduites n’y sont pas explicitées :

·         King of Prussia à Indianapolis : vendredi 16h00 à samedi 2h00 (1000 km)

·         Indianapolis à Saint Louis : samedi 8h00 à samedi 12 h00 (380 km)

·         Saint Louis à Memphis : samedi 15h00 à samedi 18h00 (460 km)

·         Memphis à Nashville : dimanche 11h00 à dimanche 16h00 (345 km)

·         Nashville à King of Prussia : dimanche 21h00 à lundi 8h30 (1300 km)

 


Au final, nous avons conduits notre Ford Fusion exactement 33h25 sur un parcours de 2310 miles soit 3718 km. Ce qui revient à peu près à faire Paris – Varsovie – Budapest – Paris en un week-end.

Pour ceux qui s’interrogent sur le temps passé dans chaque ville, sachez qu’il fut court mais productif. A Saint Louis nous sommes montés en haut de la fameuse Arche, plus haut monument des Etats-Unis (192 mètres). C’est vrai qu’elle est imposante et magnifique au bord du Mississipi mais dès que l’on y monte, on s’aperçoit qu’il n’y a rien d’autre à des miles à la ronde. La ville industrielle s’étend à perte de vue coupée en deux par l’immense fleuve.

 

 

 

L'arche de St Louis

 

 


Vue de l'arche - Le Mississipi

 

 

Le centre-ville de Memphis quant à lui est très beau. Un tramway anachronique traverse la rue principale mais chose étonnante celle-ci est complètement vide. On n’y trouve presqu’aucun passant, aucun touriste. Les restaurant et bars qui bordent cette rue sont désespérément vides. Pour rencontrer de l’animation il faut se rendre dans la célèbre Beale Street où se regroupent tous les bars à blues de la ville. Pour la première fois, je me suis posé la question : « une forte présence policière était-elle synonyme de sécurité car les forces de l’ordre sont là pour nous protéger, ou au contraire, d’une forte insécurité, sans quoi les policiers ne seraient pas présents tous les vingt mètres et dans des tourelles au milieu de la rue ». Toujours est-il que nous sommes rentrés à notre motel sans encombre après s’être délectés de blues.

 


Le King

 

 

 

 

Le centre ville



Beale Street

 

 

Le dimanche matin était consacré à la visite de la maison du King. Cet endroit hautement touristique m’a cependant beaucoup plus grâce à se visite guidée audio. Nous avons déambulés dans la maison et les dépendances de Graceland avant de finir par la salle des costumes, le musée des voitures et les avions d’Elvis. Au fil de la visite, on se rend compte de la démesure de la vie du personnage. Il a vécu tellement de choses si vite que l’on a du mal à croire qu’il n’a vécu qu’une demi-vie.

 

 

 

La maison de Presley



Et sa tombe

 

 

Nashville enfin est la capitale de la Country Music. Nous y sommes restés à peine quelques heures mais nous avons eu le temps de visiter le musée dédié à ce style de musique ainsi que quelques bars. Chacun d’eux à son propre groupe qui chante ses compositions ou des reprises. Chaque bar acquiert donc son propre style en fonction des musiciens et chanteurs qui viennent s’y produire.

 

 

 

Musée de la musique country



Bar sur la rue principale

 

 

A 21h00 heure de la côte est (oui nous avons changé de fuseau horaire au cours du voyage), nous sommes donc partis pour une nuit blanche de conduite à deux. Je suis totalement d’accord pour dire que c’est assez dangereux de prendre le volant par tranche de quatre heures pendant toute une nuit après un week-end déjà passé sur les routes, mais nous avions l’aide précieuse du Red Bull et de sa fameuse molécule la Taurine qui nous a bien aidé à rester éveillé et à éviter de faire plus ample connaissance avec les rambardes de sécurité.

Dernier épisode de notre aventure, j’ai été arrêté par un Sheriff pour excès de vitesse. C’était sur les coups des 2h30 du matin, nous étions à peu près seuls sur la route ce qui donne envie d’accélérer. Malheureusement la nuit, tous les chats sont gris. Je dépassais donc une voiture dans le noir quand je vois tout à coup que sur les portières de la voitures est écrit en gros le mot « Sheriff ». Il était cependant déjà trop tard, j’essaie de décélérer pour me placer derrière mais les gyrophares s’allumaient déjà m’intimant de m’arrêter sur le bas côté. Un bon accent français, l’air désolé et un permis de conduire étranger ont cependant fortement joué en ma faveur et celui-ci m’a laissé repartir en me demandant de rouler moins vite à l’avenir.

Quelques chiffres pour finir : 12 heures de sommeil par pilote en 3 jours, 9 canettes de Red-Bull seulement par pilote, 84.6 gallons d'essence soit environ 340 dollars, 19 heures de visite, tout cela dans un marathon de 64 heures.

 

Voilà pour les faits. Ceci a cependant été fait par des professionnels de la bêtise, à ne pas reproduire chez vous.

 

 

Non, le ridicule ne tue pas

Par Binou
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Dimanche 20 juillet 2008 7 20 /07 /Juil /2008 18:05

Quelle ne fut pas ma surprise quand j’appris que le 14 juillet était fêté dans la ville de Philadelphie. La petite communauté de français avec qui je vis s’est donc fait un devoir d’aller participer aux festivités, si ce n’est par patriotisme, au moins par simple curiosité.

Aux Etats-Unis, le 14 juillet devient la Bastille Day. Premier constat, la bastille est l’élément principal. Par chance, la ville de Philadelphie possède en son sein un vieux pénitencier aux formes d’un autre temps avec des tours et des créneaux.

 

 

Tout le monde se retrouve donc au pied de cet immense bâtiment. Devant la porte monumentale trône la sublime machine de Mr. Guillotin. Au pays de la chaise électrique, cela ne choque pas outre mesure.

5h30 arrive et les festivités commencent. Une reconstitution « historique » de la révolution est donc jouée en anglais pas des acteurs américains qui s’excusent de ne pouvoir le faire en version originale.

Avant tout, on remercie au micro tous les partenaires de la manifestation sans qui cela n’aurait pas pu se faire. Ensuite, pour ne pas se méprendre sur le pays dans lequel la pièce se joue, le public chante en cœur « God Bless America ». Ce n’est qu’ensuite que l’on joue « La Marseillaise ». Même dans les évènements sportifs on joue l’hymne du pays invité en premier, mais apparemment pas ici…

Ces éléments lyriques passés, « l’histoire » reprend son cours et Marie-Antoinette se montre en haut de la Bastille. Le peuple en bas lui fait les reproches d’usage à cette époque sur son manque de tout. C’est à ce moment qu’arrive LA phrase qu’apparemment tout le monde attend : « s’ils n’ont pas de pain, donnez leur de la brioche ! ». C’est à ce moment précis que des centaines de petites brioches sont jetées par-dessus les remparts de la Bastille. Ce qui m’apparaissait au premier abord comme une fête des relations franco-américaine, n’est en fait qu’une vulgaire opération commerciale. Le démon publicitaire déforme l’histoire à son gré pour faire vendre ses gâteaux insipides.

 

 

Après avoir rassasié les masses, des coups de feu sont tirés, une pseudo-prise de la bastille jouée et Marie-Antoinette amenée à l’échafaud. Face à l’ampleur de la vague populaire, celle-ci s’était adjoint les services de boissons alcoolisées et arrive en titubant sur le place de Grève.

 

 

Ceci ne devait pas être prévu dans le scénario mais elle est incapable de réciter son texte. Ce n’est pas très grave, la foule n’était pas vraiment là pour ça, d’ailleurs elle commence déjà à s’en aller l’air heureux, les poches pleines de brioches…

 

Par Fabien Marcq
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Jeudi 10 juillet 2008 4 10 /07 /Juil /2008 02:49

Ville de tous les superlatifs, Chicago est l’endroit parfait pour passer un week-end prolongé.

La première soirée commence par une rapide visite du centre ville de nuit pour voir les feux d’artifice au dessus du lac Michigan.

Dans la plus pure tradition américaine, on ne cherche pas ici à faire dans le beau mais à impressionner. Il n’y a pas vraiment de recherche dans l’enchainement des explosions colorées mais c’est la quantité et l’ampleur de celles-ci qui font retentir des « ah », « oh » et « awesome » dans le public.

Notre hôtel, bien que quatre étoiles, est situé à côté de l’aéroport ce qui nous oblige à faire trente minutes de métro pour rentrer.

 

Réveil au petit matin, on profite de la piscine et du sauna qui sont à notre étage avant de faire notre première journée en centre ville. Premier constat, les gratte-ciels peuvent être harmonieux et s’intégrer parfaitement les uns par rapport aux autres pour former un très beau centre ville.

 

 

Pour cela, Chicago a été en quelque sorte aidée par un immense incendie qui a détruit son centre-ville à la fin du XIXème siècle. Des architectes de renom sont donc venus exercer leurs talents pour donner des buildings toujours plus hauts.

Les rives du lac sont bordées par un immense parc où il est très agréable de déambuler. On y trouve des sculptures assez étonnantes comme une fontaine de 5 centimètres de profondeur qui fait la joie des grands et surtout des petits ou un immense œuf déformé en métal poli qui reflète des images déformées des immeubles alentours.

 

 

 

L’une des spécialités de la ville est la deep dish pizza, une sorte de quiche au fromage et à la tomate. C’est très bon et très copieux.

 

 

Le ventre plein, il nous reste un peu de temps pour visiter le centre-ville de nuit. Les immeubles aux couleurs variant du bleu au noir changent alors d’apparence pour s’habiller de lumières orangées.

 



 

 

L’un des musées « à faire » pour quelqu’un qui s’intéresse à l’art est le Art museum. Il est immense et possède une collection d’impressionnistes justement impressionnante. Malheureusement, une grande partie des salles étaient fermées. Certains magnifiques tableaux étaient tout de même exposés.

 

 

A côté de l’aquarium, le Field Museum, le muséum d’histoires naturelles, vaut aussi le détour. On y découvre la plupart des espèces vivant en Amérique du Nord et la collection de dinosaures, nous fait replonger dans l’univers de Jurassic Parc.

 



 

 

Le temps est venu de monter en haut de la 3ème plus haute tour du monde, la Hancock Tower. L’avantage de celle-ci est qu’elle est située en plein cœur du centre-ville. La vue sur les buildings environnants, la ville qui s’étend à perte de vue à l’est et le lac à l’ouest, est tout simplement magnifique par ce coucher de soleil.

 



 

 

En voyage, on ne se refuse rien. Nous allons donc dîner dans un petit restaurant français au nord du centre-ville. Je choisi un bœuf bourguignon dont je me délecte en dégustant des tartines de pain beurrées… le pied…

Non loin de là, le Blues, un petit bar très célèbre, où comme son nom l’indique, des groupes de blues viennent envoûter les spectateurs. L’ambiance est vraiment unique, du bois partout, des gens serrés les uns contre les autres, des photos et des affiches placardés sur les murs…

 

 

Dimanche, dernier jour à Chicago, il nous reste encore deux musées à visiter : celui des sciences et de l’industrie et l’aquarium, célèbre par sa taille (2ème plus grand du monde).

On trouve dans le premier le U-505, sous-marin allemand de la deuxième guerre mondiale, capturé par les Etats-Unis.

 

 

L’aquarium, quant à lui, est un peu décevant, on y trouve des poissons certes, mais on s’attend à être impressionné par leurs tailles, leurs couleurs, leurs raretés. Malheureusement ce n’est pas vraiment le cas.

 

 

Avant de nous rendre à la Sears Tower, la deuxième tour la plus haute du monde, nous prenons le taxi boat pour faire un petit tour sur le lac et prendre quelques clichés des buildings depuis un nouveau point de vue.

 

 

La Sears Tower est située au sud du centre-ville, ce qui nous donne un autre point de vue des buildings et du lac.

 



 

 

Une dernière deep dish pizza et nous allons nous coucher avant de prendre notre avion le lendemain à 5h50… dur dur le retour au boulot…

Par Fabien Marcq
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Mercredi 25 juin 2008 3 25 /06 /Juin /2008 23:30

Qu’il est agréable de regarder les photos prises au cours d’un voyage et de se replonger dans les souvenirs d’un voyage aussi extraordinaire. Je vois les premières photos et je commence à me rappeler du début…

Tout commence par les quatre heures d’avion et l’atterrissage au milieu du désert, sous la pluie et l’orage. Entre deux gros nuages, nous avons déjà pu entrevoir la démesure et la folie de l’endroit : un désert immense, creusé par des fleuves formant des canyons magnifiques, et au milieu de tout cela, une immense ville de plus de 500 000 habitants, fruit d’une folie presque inconsciente où des golfs verts tranchent avec le rouge du désert et des casinos aux noms mythiques attrapent des touristes en masse.

Nous avons un peu de temps et remontons le célèbre Strip pour croiser les enseignes lumineuses mais nous nous en allons vite vers l’est et commençons notre trip, nous réservons notre dernier jour pour visiter l’ogre.

La nuit tombée, nous passons notre première nous dans un motel après avoir mangé nos premiers burgers ; les premiers d’une très longue série…

 

Jour 1

 

Le lendemain, c’est au bord du lac Mead que nous nous arrêtons pour admirer le Hoover Dam (le barrage de Hoover). Ce qui frappe le plus, ce n’est pas tellement l’immensité de la structure, bien que celui-ci fasse 201 mètres de haut, c’est plutôt la trace qu’a laissée l’eau sur les bords des falaises. Celle-ci devait arriver bien haut il y a quelques années mais les besoins croissant de cette ville qui n’en fini de s’étendre diminuent chaque jour un peu plus la profondeur du lac.

 

 

La route 66 n’étant pas très loin, c’est aussi là que nous croisons nos premiers motards en Harley Davidson.

 

 

Peu avant de bifurquer sur cette route mythique, notre précieux guide nous conseille de nous arrêter dans une quasi-ville fantôme Chloride. Cette ancienne ville de chercheurs d’argent est perdue au milieu du désert et, chose étonnante, des personnes y vivent encore. En se rendant au visitor center, on se demande comment les habitants peuvent subsister au milieu de nulle part car la manne venue du tourisme doit être trop maigre pour nourrir tout le monde… De plus, l’attraction touristique, le pseudo centre ville désert ferait même rigoler Lucky Luke tant il paraît sorti tout droit d’un de ses albums.

 

 

Ensuite, c’est la route sixty six qui nous accueille. Cette longue route à travers les Etats-Unis reliait auparavant Chicago à Los Angeles. Aujourd’hui certaines portions restent encore en bon état et font la joie des touristes comme nous.

 

 

Mis à part le côté extraordinaire d’être sur la route 66, nous découvrons notre premier désert. A droite et à gauche de la route, des arbustes et des herbes pas plus hautes qu’un mètre. Au bout, nous nous arrêtons à Seligman, petite ville s’étant spécialisée dans les gadgets en tous genres, estampillés du fameux logos Route 66.

 

 

L’étape suivante est notre hôtel à Flagstaff. Depuis le début du voyage, nous avons une petite appréhension à dormir ici, car toutes les critiques sur internet sont formelles, il faut éviter le centre ville de Flagstaff à cause de la voie ferrés et des trains qui passent en klaxonnant toute la nuit. Pas de chance, notre motel est à côté de la gare… Il s’avère en fait que la réservation à été mal transmise mais nous finissons tout de même par pouvoir y laisser nos bagages avant d’aller voir le coucher de soleil sur les rochers de Sedonna.

 

 

Jour 2

 

Le jour de la visite du Grand Canyon est arrivé. Le train ne nous a pas dérangés outre mesure et nous décidons de faire un petit crochet par deux endroits qui semblent digne d’intérêt : Sunset Crater et le Wupatki National Monument. Le premier se situe comme son nom l’indique sur un cratère qui remonte au douzième siècle. Une petite ballade nous fait découvrir un lieu vert et noir et qui sent bon le pin. C’est assez troublant de voir ces immenses arbres sortir de cette terre qui semble aride.

 

 

A quelques kilomètres de là, nous découvrons un endroit totalement différent. La roche basaltique et les pins s’effacent soudainement pour laisser apparaître un désert rouge. C’est la terre des ancêtres des indiens et nous trouvons dans le Wupatki National Park l’un de leurs vestiges.

 

 

Nous rejoignons ensuite la route qui nous mène au Grand Canyon. La route est assez longue et au fur et à mesure, on se demande à quoi cela peut bien ressembler. On entre dans le parc puis, tout à coup, au détour d’un virage, on le voit. Lorsqu’on est face à se spectacle, on sent l’immensité du lieu mais j’ai peur que la photo qui suit ne puisse retranscrire ce sentiment de petitesse mêlé à l’émerveillement.

 

 

Nous passons toute l’après-midi à nous promener le long du Grand Canyon pour profiter des différents points de vue. En repartant, nous regardons le long de la route les petits villages indiens. Posées sur la terre rouge du désert, entourées de grosses voitures, de petites maisons préfabriquées voire des caravanes, forment des petits hameaux à l’accent de bidonville du désert. On a du mal à imaginer comment autant de gens arrivent à vivre du tourisme.

Arrivés au Burger King de la ville la plus proche de notre motel, nous constatons la déchéance du peuple indien. Ceux qui nous sont présentés dans les films comme de fiers peaux-rouges ont désormais du mal à marcher à cause de leur embonpoint. Comme tous mauvais américains, ils viennent bouffer des hamburgers dans le fast-food le plus proche avant, on l’imagine, de retourner retrouver leur téléviseur dans leur abris paumé d’un côté ou de l’autre de cette route interminable.

 

 

Jour 3

 

Arrivés de nuit dans la ville de Page, nous n’avions pas pu admirer le lac Powell au nord de la ville. Celui-ci est en fait le fruit d’une nouvelle folie américaine permettant de nourrir en électricité la région. Le Glen Canyon est fermé au niveau de Page par un gigantesque barrage qui a permis de remplir le canyon d’eau. Ayant vu le Grand Canyon la veille, il est difficile d’imaginer qu’un canyon, même de taille modeste puisse être rempli d’eau. Cela doit représenter un volume phénoménal.

 

 

En route pour l’attraction de la journée, Antelope Canyon, notre guide nous conseille de nous arrêter pour voir le Horseshoe Bend (littéralement « la courbe en forme de fer de cheval »). Une fois de plus, il n’avait pas tord. A quelques minutes de marche du parking, nous arrivons brutalement au bord d’une falaise à pic de plusieurs centaines de mètres. La forme est bien celle d’un fer à cheval et l’endroit est immense. Même le grand angle de mon appareil photo à du mal à tout faire entrer dans mon objectif !

 

 

Moment phare de la journée et certainement le plus beau souvenir de ce voyage : Antelope Canyon. Le prix de la visite, bien qu’élevé, ne laisse aucun regret tellement le lieu est magique. Imaginez qu’après une petite ballade en 4 x 4, vous arrivez devant une grande falaise dans laquelle vous apercevez une fêlure immense. Celle-ci est en fait la porte vers un univers merveilleux ou seuls quelques rayons de lumière pénètrent par le haut et tombent sur le sable orange. Pendant plus d’une heure, on déambule dans ce canyon ou chaque recoin cache un autre jeu de lumière.

 

 

Après un déjeuner au bord du lac Powell sous un soleil cuisant, nous partons vers le nord-est pour nous rapprocher de notre prochaine grande visite, Monument Valley. A notre arrivée, le soleil est encore haut dans le ciel et nous en profitons pour aller découvrir le Navajo National Monument. Nous descendons un petit sentier et découvrons au fond d’un canyon, dans le renfoncement de la falaise, les vestiges d’une ancienne cité indienne Anasazi. Ces ancêtres des indiens étaient de talentueux cultivateurs et vivaient là au XIIIème siècle.

 

 

Jour 4

 

Revigorés par une nuit dans ce motel perdu, nous partons tôt pour être les premiers à arriver à Monument Valley. Pour ceux qui se demandent à quoi leur fait penser ce parc, c’est tout simplement à Lucky Luke. Lorsqu’on s’y promène, on attend à tout instant de voir débouler une horde de peaux-rouges ou des cow-boys solitaires en quête de tranquillité.

Ce qui donne un côté extraordinaire au tour que nous faisons, est que nous sommes entièrement seuls dans cet endroit majestueux. Les touristes arrivent habituellement en masse vers 9h00 du matin mais nous y sommes arrivés une heure avant et nous avons l’impression que nous y sommes entièrement seuls. Seuls quelques chiens presque sauvages et des indiens vendeurs de babioles nous croisent de temps en temps. La carte fournie à l’entrée nous indique le tour que nous devons faire et le nom de chacune des montagnes que nous croisons. Celui-ci est bien sûr en rapport avec leur forme et nous nous amusons à trouver les ressemblances.

 

 

Le temps passe vite et il faut déjà se diriger vers le nord pour visiter Arches National Park. Comme son nom l’indique, de nombreuses arches ont été creusées par l’érosion dans la roche. On a du mal à mesurer l’ampleur de ces formations mais elles sont tout bonnement immenses.

 

 

Comme à Monument Valley, on retrouve ici des roches aux formes éléphantesques.

 

 

Le clou de la journée est l’ascension jusqu’à Delicate Arche pour y voir le coucher de soleil et le jeu magnifique des lumières orangées.

 

 

C’est après ce coucher de soleil qu’est arrivée une situation assez critique. Ne sachant pas où nous en serions dans notre voyage, nous avions choisi de ne pas réserver de motel pour cette nuit-là en espérant couvrir le maximum de la distance nous séparant de Bryce Canyon, notre prochaine destination. Nous pensions bien sûr, qu’au bord de l’autoroute que nous allions emprunter, nous n’aurions qu’à choisir parmi les motels que nous croiserions. Après une bonne heure de route, nous nous sommes rendu compte que nous étions en fait au milieu du désert. C’était certes magnifique d’être plongé dans le noir total de la nuit sans être gêné par la pollution lumineuse de villes environnantes, mais un rapide récapitulatif de la situation donnait : « nous sommes en plein milieu du désert, il y fait naturellement froid durant la nuit, nous n’avons plus qu’un quart de notre plein, aucune ville n’est à l’horizon et nous ne savons pas où dormir ».

La situation était grave mais pas catastrophique. Nous nous sommes donc arrêté à la seule grande ville que nous avons croisé pour y faire le plein d’essence et nous restaurez grâce à une superette encore miraculeusement ouverte.

 

Jour 5

 

N’ayant pas beaucoup avancé pendant la nuit, il faut se lever tôt pour partir vers Bryce National Park. Une petite ballade nous fait serpenter le long de pitons rocheux si caractéristique du lieu. Cette belle couleur orange qui tranche avec le vert des sapins et le bleu du ciel nous rappelle un peu les ballades de la journée précédente.

 

 

On trouve une multitude de points de vue au bord du canyon. Celui qui donne la meilleure vue, nommé  Inspiration Point, nous laisse en effet sans voix. Face à nous, sur plus de 180 °, on peut admirer les pitons rocheux avec des couleurs qui vont du blanc à l’orange. L’endroit est magnifique.

 

 

Les pieds quelque peu usé par la marche le long du canyon, nous rejoignons le plus perdu mais certainement le plus charmant motel de l’Utah. A Mont Carmen, une charmante vieille dame gère, juste à côté de sa maison, à peine une dizaine de chambres gentiment désuètes.

Avant de nous coucher, nous allons manger dans un Diner un peu plus loin sur la route. Devant l’entrée, des petites mangeoires attirent de jolis colibris vert et blanc.

 

 

Jour 6

 

Au réveil, il ne fait que 16 °C dans la chambre. Vu les stalactites dehors, il semblerait que la température à l’extérieur ait chuté en dessous de zéro durant la nuit.

 

 

Aujourd’hui, nous visitons le magnifique parc de Zion. Après avoir vu tant de choses différentes et magnifiques à chaque fois, on se demande vraiment quelle sera la prochaine surprise.

Cette fois, nous suivons une route tortueuse pour arriver au fond du canyon. Nous sommes ensuite obligés de laisser notre voiture au Visitor Center pour prendre le bus. Pour faire notre première promenade, nous remontons jusqu’à l’extrémité nord du parc ce qui nous permet d’écouter en entier la visite guidée du parc faite dans le bus. On y apprend beaucoup de choses sur le parc et particulièrement les ballades les plus intéressantes.

Celle qui nous attend au bout du parc longe la Virgin River puis emprunte son lit pour remonter entre deux falaises à pic. Contrairement aux autres parcs que nous avons visités, nous sommes ici entourés de verdure. La faune et la flore qui étaient auparavant rustiques, sont maintenant pleines de couleurs et envahissantes. Les écureuils et les oiseaux multicolores viennent nous quémander à manger tandis qu’un daim mange à côté de la route sans se rendre compte que des dizaines de personnes le prennent en photo.

 



 

 

A la fin du sentier, nous devons mettre les pieds dans l’eau glacée. Nous avançons jusqu’à ce qu’on en ait jusqu’au genou et nous rebroussons chemin.

 

 

L’une des ballades à faire est celle des piscines. Au fur et à mesure que l’on monte sur les flancs de la falaise, nous croisons tour à tour des chutes d’eau et des piscines naturelles. Il est bien sûr strictement interdit de s’y baigner mais elles procurent un agréable endroit frais où se reposer du soleil qui tape dur aujourd’hui.

 


 

 

L’heure avance et il nous faut déjà partir de ce magnifique parc, havre de paix et de verdure. Cinq heures de route nous séparent de la ville de Beatty où nous avons prévu de dormir avant de nous risquer dans la Death Valley, la Vallée de la Mort.

Nous retrouvons les routes droites interminables. Nous avons même droit à un magnifique coucher de soleil car nous faisons route vers l’ouest.

 

 

Jour 7

 

Les préparatifs avant d’aller dans la Death Valley ne sont pas à prendre à la légère : il faut vérifier le niveau du liquide de refroidissement, prendre beaucoup d’eau (environ 3 litres par personnes) et de quoi manger (pas de chocolat, ça va de soi).

Cette vallée contient beaucoup de paysages différents. Le premier que nous rencontrons est une multitude de dune de sable telles qu’on doit les voir dans le Sahara.

 

 

La température dans la voiture est vite montée à 40 °C et la présence d’une rivière dans ce lieu aussi chaud nous intriguait. La Death Valley est en fait le lieu d’une très ancienne mer disparue depuis bien longtemps. L’eau étant partie, il reste cependant encore beaucoup de sel comme ici à la Salt Creek.

 

 

Cet environnement, bien qu’il soit très salé, est l’habitat d’un poisson qui ne vit qu’ici le Pupfish. On rencontre aussi bons nombres de lézards blancs à la démarche si caractéristique.

 

 

Aussi incroyable que cela puisse paraître, des personnes ont vécu et surtout travaillé dans la Vallée de la Mort. A l’entrée du parc, on peut voir un Ghost Town où seuls quelques murs témoignent de la présence passé des hommes à cet endroit.

 

 

En plein milieu de la vallée, on trouve aussi d’anciennes bâtisses témoignant de la présence de chinois employés à l’extraction du Borax.

 

 

Notre halte suivante a lieu à l’endroit le plus bas des Etats-Unis à – 282 pieds soit – 85,5 mètres. Au fond de cette cuvette, on trouve une immense mer de sel. Nous nous y sommes aventurés et c’est la première fois que je réfléchis à l’énergie qu’il me faut garder pour être capable de retourner à la voiture. Il fait tellement chaud qu’il doit être très difficile d’y rester plus d’une demi-heure sans boire.

 

 

Non loin de là c’est le Devil’s gulf course (cours de golfe du diable). Le nom vient sans doute des nombreux trous qui résultent des formes étranges engendrées par la terre et le sel à cet endroit.

 

 

Dernier endroit que où nous nous arrêtons dans ce parc Artit’s Palette. L’oxydation de différents métaux contenus dans les roches donnent des couleurs variant sur toute la palette d’un artiste. C’est très joli et assez inattendu dans un tel endroit.

 

 

Il est déjà l’heure de mettre le cap vers Las Vegas, dernière étape de notre voyage. Cette immense ville est à la pointe sud du Nevada et nous y passons pour la première fois de jour. Ce qui est assez inhabituel, c’est de voir autant de publicité pour des prostituées et des maisons closes. Cet état est en effet l’un des deux seuls où la prostitution n’est pas interdite. Les grands panneaux publicitaires qui font plus de dix mètres de longueurs sont donc recouverts de dames peu voire pas vêtues…

En arrivant à Las Vegas, il nous faut abandonner notre voiture et prendre le taxi pour nous rendre dans notre dernier hôtel, le Luxor. La chambre nous a coûté cher mais elle mérite bien ses quatre étoiles.

 

 

Comme vous les voyez peut-être, les murs donnant sur l’extérieur ne sont pas droits. L’hôtel a en effet une forme de pyramide, l’intérieur est creux, si l’on peut dire, et contient le casino et tous les restaurants, tandis que les murs de la pyramide contiennent les chambres. L’endroit est tout simplement géant.

 

 

Après une douche bien méritée, nous partons à la conquête du Strip, l’artère principale de la ville qui est bordée par tous les grands casinos de la ville. En bon français, nous nous arrêtons au Paris pour déguster le buffet « à volonté ». Ce « à volonté » fait notre grand malheur. Lorsque nous voyons toutes les plats français en libre service, nous essayons d’en goûter le maximum jusqu’à nous faire exploser la panse. C’est donc avec un estomac (trop) plein que nous allons voir les fontaines du Bellagio.

 

 

Nous remontons ensuite le long du Strip pour visiter les casinos les plus beaux puis, les jambes flageolantes, nous rentrons vers notre hôtel et nous glisser dans les draps 4 étoiles.

 

Jour 8

 

Le dernier jour est malheureusement arrivé. Ayant déjà visité les casinos la veille et la ville n’étant pas très belle le jour, il ne nous reste plus qu’à bien manger et jouer avant de prendre l’avion.

Nous essayons les machines à sous. Tout le monde est d’accord pour dire que l’on n’y gagne jamais rien. J’y mets cependant 1 dollar, 5 minutes après je vais chercher mon gain de 30 dollars à la caisse. C’était mon jour de chance…

Voilà il est l’heure de partir, le taxi nous amène à l’aéroport. On retrouve dans le hall d’embarquement des machines à sous. Ce sera notre dernier souvenir de Vegas.

Par Fabien Marcq
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Mardi 20 mai 2008 2 20 /05 /Mai /2008 01:18

Quoi de mieux pour se dégourdir les jambes que de faire une petite marche ?

Cette balade, qui devait être une randonnée de deux jours, était prévue de longue date mais la météo n’étant malheureusement pas de la partie, nous avons dû rentrer chez nous à la fin de la première journée. De toute façon, je crois nous n’aurions pas pu repartir le lendemain à cause de l’état de pieds des demoiselles qui nous accompagnaient.


 

 

Tout commence sous un joli ciel bleu. Pierre, qui avait fait l’itinéraire, nous guide sur le Horseshoe Trail. La partie du trail qu’il a choisi commence sur un chemin goudronné assez peu fréquenté. On y découvre de jolies « petites » maisons de campagne, avec ou sans piscine mais généralement pourvue de quelques acres de terrains voire d’une écurie et d’un pré pour laisser paître les chevaux. On comprend assez vite que cette partie de la banlieue de Philadelphie n’est pas forcément la plus mal peuplée.

 


 


 


Après quelques miles, nous arrivons enfin sur un chemin en terre. Malheureusement, il avait beaucoup plu pendant la semaine et le chemin est un peu boueux. Les randonnées précédentes avaient eu lieu quand la nature était encore endormie et cela fait plaisir de pouvoir l’admirer en train de se réveiller.

 


Petite difficulté de la journée : le passage d’une rivière sans pont. Anastase choisit la méthode bourrin : il enlève ses chaussures et passe la rivière. Nous autres, descendons de dix mètres le cours de la rivière et la traversons à gué.

 


 


Passage obligé, le livre d’or du trail. Pierre prend sa plus belle écriture pour féliciter les bénévoles qui s’occupent de l’entretien des chemins.

 


Au fur et à mesure que nous avançons, les regards se tournent vers Pierre qui nous guident depuis le début. Celui-ci se rend compte qu’il s’est trompé dans ses calculs d’itinéraire et qu’au lieu de faire 15 miles comme prévu, nous devons en faire 22 (soit un peu plus de 34 de nos kilomètres) pour rejoindre la voiture qui nous attend à l’arrivée. Les deux filles le fusillent du regard mais de toute façon nous n’avons pas le choix, il faut aller jusqu’au bout si nous voulons pouvoir rentrer…

 

C’est donc les pieds en sang pour certaines que la promenade se termine. Sous un ciel humide nous allumons tout de même un feu pour faire griller quelques chamallows et nous reposer avant de rentrer prendre une douche bien méritée.


 

Par Fabien Marcq
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Lundi 12 mai 2008 1 12 /05 /Mai /2008 05:24

Tout commence par un coup de téléphone vendredi matin :

[…]

-          Tu fais quoi ce week-end ?

-          Je ne sais pas, j’ai rien de prévu…

-          J’irais bien à Atlantic City pour jouer au casino.

-          Ouais, bof, j’ai pas trop de sous en ce moment, je ne suis pas très chaud…

-          T’es déjà allé à Pittsburgh ?

-          Euh non, mais pourquoi pas.

-          OK, demain on va Pittsburgh.

-          C’est loin au fait ?

-          5 heures de route

-          Tout de même… Bon, ben va falloir se lever tôt et partir tard pour en profiter un maximum.

-          On se dit départ 6h00 et retour vers 22h00 ?

-          OK. Bon je regarde sur le net ce qu’il y a d’intéressant à visiter.

-          OK, on en reparle à midi.

 
Voilà comment deux ahuris décident de faire 10 heures de route dans la même journée, pour aller visiter une ville à l’autre bout de l’état. Tout cela en sachant que la météo du lendemain y prévoit de la pluie. Pour comparer, c’est comme si deux personnes de Paris décidaient le vendredi d’aller visiter Lyon le samedi.

Le voyage est comme prévu : très long et très humide. Nous avions heureusement amené un playliste judicieusement choisie et un gps avec la douce voix de Catherine.

 

 

Après avoir été sous la pluie ou dans la brume pendant 90 % de notre trajet, sous un ciel bleu et dégagé, la ville de Pittsburgh se dessine à l’horizon. Serait-ce le début d’une belle journée ?

 

 

Catherine, malgré quelques détours, nous amène à notre première visite de la journée : la volière de la ville. Le site de Wikipédia le décrit comme « America's largest aviary ». Le bâtiment de taille modeste, nous fait vite déchanter mais on y passe un agréable moment à contempler et prendre en photo des oiseaux du monde entier.

 







 

Nous allons ensuite vers le business center pour visiter le centre ville et admirer les tours de la skyline. Ici, rien n’est démesuré, tout est plus ou moins à échelle humaine ; en tout cas, on ne se sent pas étouffer au milieu des buildings comme cela peut être le cas à Manhattan par exemple.

 


Vue du Cultural District



Rue du centre-ville



PPG Tower


 

Figurez-vous que cette photo est hors la loi, car depuis les attaques du 11 septembre, pour éviter tout repérage par des terroristes, il est interdit de prendre des photos de ce building en levant son appareil photo.

 

 

Impossible de passer à Pittsburgh sans se rendre dans le musée Andy Warhol. C’est en effet ici que cet artiste incontournable du Pop Art à vu le jour et fait ses études. Le musée qui ne contient finalement que peu de ses œuvres nous apprend beaucoup sur l’homme qu’il était, comment il a évolué et quels sont les artistes qui ont été influencés par ses travaux.

Durant la journée, nous voyions de nombreux Kayak sur la l’Allegheny River. En sortant du musée, une soudaine envie prend Anastase d’en faire de même. Nous voilà donc sur la rivière, nous la remontons, la redescendons mais il nous reste encore un peu de temps. Malheureusement pour elles, deux oies sauvages se promènent le long de la rive. Nous décidons d’un commun accord d’aller les embêter un peu. Devant l’œil de la caméra, j’essaye donc des les atteindre mais sans aucun succès. Anastase, se sentant plus en forme, décide de me donner l’appareil photo afin que je filme ses exploits. Et quels exploits me direz-vous ? Celui-ci après une ou deux tentatives infructueuses, tente une nouvelle technique combinant un arrêt brutal avec un virage serré du kayak. Cette manœuvre, ma foi forte intelligente, aurait pu être impressionnante s’il n’avait pas lamentablement chaviré sous les yeux hilares de l’appareil photo, de celui qui le tenait et des passants sur les berges de la rivière. Sur le ponton, c’est donc tout dégoulinant qu’il sort son portefeuille de la poche arrière de son pantalon. Celui-ci contenait entre-autre son DS 2019, papier délivré par l’administration américaine donnant, entre autres, le droit de rester sur le sol américain…


 


Non, le ridicule ne tue pas

 


Anastase et son joli DS 2019 tous mouillés

Après ces aventures humides, nous déambulons encore un peu le long des berges, mangeons un burger avant d’aller prendre une dernière photo de la ville depuis le Mont Washington. C’est finalement Catherine qui nous ramène à la maison vers 2h00 du matin. Belle journée…



Par Fabien Marcq
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Dimanche 4 mai 2008 7 04 /05 /Mai /2008 03:11

    Non content de trouver mon bonheur auprès de la gent féminine, j’ai décidé en désespoir de cause d’adopter un poisson rouge. C’est donc le cœur plein d’un espoir nouveau que je me suis rendu dans l’animalerie la plus proche de mon lieu de résidence.

    Malgré la barrière de la langue, j’ai trouvé avec une facilité déconcertante les quelques rayons réservés aux ressources halieutiques, peut-être était-ce à cause des aquariums, je ne sais pas. Je déambulais entre les allées à la recherche d’un ami jovial, attrayant et surtout peu cher quand mon regard se posa sur de petites boîtes, à peine plus grosses qu’un verre de whisky. Chacune contenait, posé sur le fond, un petit poisson aux couleurs chatoyantes. Sur le couvercle était inscrit le nom du produit : Betta Fish.

    Intrigué par ce poisson au nom de lettre grecque mal orthographiée, je suis rentré chez moi pour faire quelques recherches à son sujet. Il s’avère que le Betta, vient de son nom latin Betta Splendens. En France, nous l’appelons plus communément Combattant ou Combattant de Siam. Ce poisson est intéressant à plusieurs égards. Il vit normalement dans les régions chaudes de Thaïlande où il peuple les étendues d’eau douce stagnante peu profondes. La particularité qui lui vaut son nom en français et sa renommé est que deux mâles ne peuvent vivre dans le même bocal, ils s’engagent à chaque fois dans une lutte à mort.

    Ce n’est pourtant pas cette particularité qui leur vaut d’être vendu séparément dans des bocaux minuscules. Les cupides vendeurs animaliers ce sont rendus compte que ces animaux, à nos températures européennes, étaient peu actifs et ne nécessitaient apparemment pas un habitat très grand. Voilà pourquoi on trouve ce genre de poisson en vente dans des verres d’eau.

    M’étant donc documenté sur le cas de ce poisson, j’ai finalement choisi de laisser le petit poisson rouge à 12 cents dans son grand aquarium chez Petco pour repartir avec un joli Betta Fish mâle bleu et rouge.

    Le voilà dans son emballage d’origine.

 

 

        Et dans son bel aquarium d’un gallon dans ma chambre.

 

 

 
    La question qui vient forcément après toute présentation d’un nouveau compagnon à nageoires est : « Comment s’appelle-t-il ? ». J’aurai pu lui donner un nom commun comme Bubulle, ou célèbre pour qui est accro au film de Walt Disney comme Némo, ou débile comme George-Antoine mais j’aime donner l’impression à mes amis que je suis fort cultivé et je l’ai donc appelé Archimède. Comme j’habite dans un pays anglo-saxon, mon poisson a aussi un nickname qui est bien sûr Archy.

Par Fabien Marcq
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